Biographie

Mon objet d’étude, la « croyance », étant abordée à travers des thèmes relativement inhabituels (ovnis, paranormal etc), je tiens à préciser que mon but n’est pas d’étudier des « sujets bizarres » mais de soulever par leur intermédiaire un certain nombre de questions que ce genre d’objets rend incontournables (comment étudier la « croyance »? Peut-on distinguer a priori croyance et savoir? etc). Ce n’est donc pas la bizarrerie des ovnis ou du paranormal qui m’intéresse mais la construction collective de certaines catégories comme celles de « croyance », « d’étrange », « d’irrationnel », de « preuve », de « pseudoscience », et des partages entre ces catégories. Pour dire les choses autrement, si j’ai choisi de privilégier ces « objets bizarres » par rapport à d’autres « croyances » plus classiques (comme les sectes, les rumeurs, etc) c’est parce que, si le sociologue veut faire son travail sérieusement, il est obligé de s’intéresser à la fois aux pratiques scientifiques et aux « croyances » et de repenser les outils méthodologiques souvent employés pour étudier les « croyances », les « rumeurs », la « pensée magique » etc. J’ai exploré quelques un des problèmes de méthodes soulevés par ces « croyances » contemporaines dans un article publié dans Politix en 2012.

Parcours professionnel

Après avoir entamé des études de psychologie à l’Université Paris-5 René Descartes, j’ai suivi, à partir de 1985, les séminaires organisés au Centre de Sociologie de l’Innovation (CSI) de l’Ecole des Mines de Paris. En 1986, j’entre au CSI dans le cadre d’un service civil effectué au sein de l’association Pandore (créée par Bruno Latour pour permettre la diffusion en France des travaux de sociologie des sciences de langue anglaise).

En 1987, Luc Boltanski m’accepte comme étudiant à l’Ecole des hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS) dans le cadre du Groupe de Sociologie Politique et Morale.

A partir de 1989, j’enseigne la sociologie des controverses sur les phénomènes “paranormaux” à l’Ecole des Mines dans le cadre d’un TD associé au cours magistral donné par Bruno Latour.

Un jury composé d’Elisabeth Claverie et de Louis Marin m’accorde en 1990 le diplôme de l’EHESS pour un mémoire consacré à l’histoire des premiers débats sur l’existence des soucoupes volantes aux Etats-Unis et en France (1947-1954). Un autre jury, composé de Raymonde Moulin et de Laurent Thévenot, m’accorde en 1991, le DEA (Diplôme d’Etudes approfondies), toujours préparé sous la direction de Luc Boltanski, pour un mémoire consacré aux analyses d’épistémologues, de sociologues, de folkloristes, et d’historiens sur les phénomènes dits paranormaux. En 1992, j’entame une thèse de sociologie sur la question des parasciences sous la direction de Bruno Latour, alors habilité à diriger des thèses à l’EHESS. Cette thèse sera finalement soutenue en 2009 à l’EHESS dans le cadre d’un doctorat en anthropologie sociale sous la direction de Daniel Fabre avec un jury composé de Daniel Fabre, Bruno Latour et Francesco Panese (Président du Jury), avec Bernadette Bensaude-Vincent et Bruno Latour comme rapporteurs.

Au cours des années passées au CSI (1986-1996), je travaille sur différents projets (étude sur les parasciences pour le compte du Ministère de la Recherche, réalisation d’un documentaire sur le travail des ufologues pour la Cité des Sciences de la Villette, direction d’un numéro de la revue Ethnologie française consacré à la question des parasciences).

En 1997, je travaille pour Canal+ comme consultant. Au cours des années qui suivent, j’alterne différentes activités: publication d’articles et de livres, cours et séminaires dans plusieurs universités (Genève, Lausanne, Avignon, Paris 8) et des contrats (CNRS, CNES). En 2001, j’organise pour l’Université de Genève le programme d’un colloque sur les parasciences dans le cadre du Festival Science et Cité.

En 2002, je deviens chercheur associé au sein du Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture (LAHIC), créé et dirigé par Daniel Fabre. Dans ce cadre, je réalise, en compagnie de Claude Voisenat, une étude pour la BPI de Beaubourg sur les lecteurs de littérature ésotérique et participe à un séminaire de recherche sur l’archéologie qui aboutira à la publication d’un volume collectif dirigé par Claudie Voisenat sur les controverses en archéologie (voir le chapitre que j’ai écrit pour ce livre).

En 2006, le CNES (Centre National d’Etudes spatiales) m’invite à devenir membre du Comité d’experts du GEIPAN (Groupe d’Etudes et d’Informations sur les Phénomènes aérospatiaux non identifiés).

Entre 2011 et 2016, j’ai enseigné l’anthropologie sociale, la sociologie des images (art, sciences, “parasciences”, pulps, comics, cinéma, etc) et l’écriture (dans le cadre d’exercices visant à décrire des collectifs alternatifs, Scientifiction) à l’Ecole supérieure d’Art d’Avignon.

Depuis 2016, je suis chercheur associé au Laboratoire Interdisciplinaire d’Etudes sur les réflexivités (LIER-EHESS).

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